KYC quels coûts pour les banques? - Shoyo - Le Blog
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KYC quels coûts pour les banques?

18 Mds $ par an c’est le montant dépensé par les acteurs français  de l’industrie financière pour répondre aux exigences réglementaires en matière de lutte contre le blanchiment dont plus de 7 Mds $   (soit 40%) destinés au KYC [6].

Pourquoi les coûts sont-ils si élevés? Quelles solutions s’offrent aux acteurs de la finance?
Le KYC, acronyme anglais de “Know Your Customer” (connaissance du client) désigne le processus par lequel les entreprises sont tenues de vérifier l’identité de leurs clients.

Particulièrement présent dans le secteur bancaire et financier le KYC est destiné à prévenir l’usurpation d’identité, la fraude fiscale, le blanchiment d’argent etc… 
Conséquence de l’ouverture du système financier international, le poids de la réglementation n’a cessé de croître au cours de la dernière décennie. 

Sur tous les continents, aux Etats-Unis comme en Europe, la tendance est à l’harmonisation et au renforcement des lois. L’application récente par la commission européenne de la directive MIFID 2[1] en Janvier 2018 œuvre en ce sens. 
Face à cette situation le coût du KYC n’a jamais été aussi élevé. Les institutions investissent toujours plus pour se conformer à une réglementation complexe et changeante.
Selon une étude menée en 2016 par “Thomson Reuters”, les coûts liés au KYC s’élèvent en moyenne à 60 millions de dollars, mais cela peut aller jusqu’à $500 millions dans certains cas[2].
Enfin à ces coûts de fonctionnement s’ajoute le coût des sanctions, Deutsche Bank s’est vue infligée une amende record de plus de €630 millions en 2017 pour ne pas avoir su identifier des clients frauduleux accusés de blanchiment [3].

On estime que l’un des principaux risques de perte pour les institutions financière résulte aujourd’hui des contraintes réglementaires (notamment les lois AML anti blanchiment).
Pour la majorité des institutions, les procédures de KYC représentent un coût humain élevé lors de l’intégration de nouveaux clients, les données recueillies sont le plus souvent partagées par mail ou sur papier [5] et les multiples échanges qui en découlent occasionnent des risques d’erreurs.

On peut dès lors identifier 6 composantes majeures du coût lié au KYC pour les institutions financière:

  1. La charge salariale des personnes employées à plein temps au contrôle et à la vérification des documents fournis par les clients.
  2. Le coût lié aux éventuels prestataires de service dédiés à ces tâches.
  3. Le coût des investissements techniques en back-office pour permettre la gestion des processus de KYC.
  4. La perte de revenu liée à l’abandon des clients lors de processus de KYC long et fastidieux. Ce point de friction est un élément essentiel dans la mesure où aujourd’hui l’intégration de nouveaux clients se fait de plus en plus à distance.
  5. Le coût lié aux sanctions et aux mesures de redressement engagées en matière réglementaire.
  6. Les dommages causés en termes d’image par une mauvaise gestion et sécurisation des données personnelles fournies par les clients (Suite à l’affaire Cambridge Analytica, Facebook a décroché en bourse pour perdre plus 100 Mds $ [7])

Avec la création d’un “passeport data universel” pour  investisseurs, l’ambition de Shoyo est de répondre directement à ces problématiques.
Certifié MIFID 2 et RGPD, Shoyo permet d’automatiser le processus du KYC, de faciliter le partage des informations tout en garantissant la sécurité des données personnelles.
En effet, grâce à l’utilisation d’une technologie blockchain, l’utilisateur reste seul propriétaire de ses données, il peut alors en disposer comme il le souhaite et choisir de les partager à la demande avec les institutions financière.

Le monde de la finance évolue et ses acteurs, s’ils veulent rester compétitifs, doivent  aujourd’hui innover pour s’adapter. L’effervescence que connaissent actuellement les secteurs de de la Regtech et de la Fintech témoigne de ce besoin.


« Mieux vaut prendre le changement par la main avant qu’il ne nous prenne par la gorge », W.  Churchill.

Sources:

[1] https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX%3A32014L0065

[2] https://www.thomsonreuters.com/en/press-releases/2016/may/thomson-reuters-2016-know-your-customer-surveys.html

[3] https://www.theguardian.com/business/2017/jan/31/deutsche-bank-fined-630m-over-russia-money-laundering-claims

[5] https://accuity.com/accuity-insights-blog/can-fully-automated-kyc-become-a-reality/[6] https://www.lesechos.fr/2017/07/la-tres-couteuse-lutte-contre-le-blanchiment-176702
[7] https://www.lejdd.fr/Economie/pourquoi-facebook-a-perdu-120-milliards-de-dollars-en-bourse-en-une-journee-3720725